Les débuts de La Guerre de Cent Ans
Son HistoireSources : Daniel Chavaroche
En 1365, La chapelle Aubareil relève encore de la maison de Pons (Salignac). De plus, l'abbé de Saint Amand de Coly avait la haute et basse justice de la paroisse et du château de La Chapelle Aubareil qu'il partageait avec des seigneurs apparentés aux Salignac. En outre le prélat possédait le droit de lever la taille* sur les hommes de la Chapelle Aubareil. * La taille était un impôt direct qui ne pesait que sur les roturiers (les non-nobles), qui s'appliquait sur le revenu des biens fonciers. Le montant était imposé à la paroisse qui était responsable de la somme à verser et qui devait la répartir entre ses habitants. En 1383, Raymond de Mainfroy (Salignac) détient La chapelle Aubareil. Maubourguet dans "Le Périgord Méridional" explique : "Terres et juridictions sont embrouillées à plaisir. Tel co-seigneur est, pour une partie de son fief vassal de tel autre... Par contre, il y a dans les paroisses voisines, des petits féodaux qui concervent ou ont conquis leur indépendance à l'égard des maitres de la chatellenie. Telle est Jeanne Dubosc, dame de La Chapelle Aubareil qui, en août 1400 rend hommage directement au comte de Périgord, tant pour ses terres de Montignac que pour sa maison de La Chapelle..." Vers 1434, Jeanne, fille de Mainfroy, épouse Richard de Gontaud et lui apporte ses droits sur La Chapelle Aubareil. En 1437, le comte de Périgord donne à celui-ci sous la seule réserve de l'hommage, toute la justice haute, moyenne* et basse de la maison Dubosc et de ses dépendances à la Chapelle avec le droit d'y élever des fourches patibulaires*. * La justice moyenne concernait les crimes pour lesquels le sang n'avait été versé. * Les fourches patibulaires étaient des gibets où on pendait les condamnés. Toute condamnation à mort entraînait la confiscation des biens du condamné.